Sans-temps

Je ne sais pas le ronron de la tondeuse ni le voyeurisme des fenêtres sur mon huit-clos là qui se joue au fond rideaux fermés – j’ai tout oublié du vent qui passe non loin   Il parait que l’été a pris ses aises ici et là dans cette campagne prisée – j’ai eu ouï-dire,…

A jamais pour une fois

Les dieu·es de la route ne se donnent pas la main – iels accompagnent en silence les arpentaires ayant un dimanche en pli en guise de ciel. Dans les torses de ces dernier·es passent des paysages où iels se lovent. Lae premier·e dieu·e s’appelle Enfin, lae deuxième Déjà.   « Déjà, tu es toujours en avance…

1

La tenture s’ouvre : un tournant de rue             · quelques arbres, des façades, au loin Sous la fenêtre du premier étage, des vêtements épars quelqu’un les a jetés depuis une fenêtre du deuxième                – du troisième ?                               – étage Les habits sont là                                     sur la route Une boite de sous-vêtements renversée             des…

Grâce au nerprun

Une première couverture, réalisée avec une image de Gallica… je me décide à en parler sur ce blog alors seulement que je sais que j’irai jusqu’au bout. Il fera 3 parties. La première, écrite, fait 42 000 mots. En tout, chacune en fera environ 40 000. Je suis en train d’écrire la 2e partie, qui…

Lichette de vertige

(Il y a une phrase sensée dans le fatras ci-dessus ; texte écrit sur le thème « poésie cachée »). même quand il broie du noir il est raisonnable d’ailleurs la maison se mange de l’intérieur les meubles se grignotent tant se pensent les dimensions ultérieures à celles d’être coincé dans du bric à brac de temps…

Nowadays

Rudy Odoru s’assied sur l’herbe. Il ne s’en rend pas compte tout de suite : les couleurs fondent. Sous son arrière-train le tapis vert pomme ramollit. Les feuilles des arbres, dont quelques branches l’ombrageaient jusque-là, gouttent paresseusement, une à une, sur son nez. Un vent défaitiste, qui ondule comme l’air au-dessus d’un radiateur, harasse les…

Hume penché

C’est un type claquemuré en lui. Sa coquille est tout à la fois un tombeau et une maison. Il frappe à son corps et son silence lui répond. Il met son foie dans un coquetier et le déguste fondant, après avoir tapoté trois fois avec le dos de la cuillère. Son armure se coud des…

Traces de glu au talon

Mains s’emboitent – Les puzzles d’empreintes marquent un laps d’espace En marche dans un labyrinthe de fils Armés de paume-boucliers * Retour d’un carnet… où e colle/écris/griffonne sans but, tous les jours. Sera sans doute lié à l’écriture du Nerprun, mon texte long en cours. Lié au temps qui passe : importance de la typo…

Corps du cri

J’enfourne mon tricycle ! Je fais le tour de la question en gobant des cuillerées de confiture d’abricots. Faut me voir, mes grandes jambes actionnant la grande roue à un rythme régulier, un bras sur le guidon et la main droite à fourrager dans un pot de confiture. Je ferme les yeux ; la brise m’apporte la…